clemenza Modérateur
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Localisation: Nice
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Posted: 10/09/2007 18:02:31 Post subject: Les chamois victimes d’une épidémie de conjonctivites !! |
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voila l'article du Nice Matin ( le journal favori de Fab' ) de dimanche concernant des cas de maladie chez nos sympathiques chamois
Les chamois du Mercantour victimes d’une épidémie de... conjonctivite !
Mauvaise nouvelle pour les chasseurs et plus largement pour tous les amoureux du Mercantour. Alors que la chasse ouvre aujourd’hui et que l’été indien incite à la promenade et à l’observation, les chamois du parc national sont victimes d’une épidémie de kerato-conjonctivite qui les laisse dans un triste état. Yeux gonflés et coulants, très affaiblis, titubants et incapables de se diriger, ils errent piteusement jusque sur les routes.
Tous n’en sont pas frappés et la plupart n’en mourront pas, fort heureusement. Bien que spectaculaire dans ses effets visibles, l’épizootie ne devrait pas causer de gros dégâts parmi les quelque dix mille bêtes que compte le parc. Ce qui n’empêche pas les responsables du parc et les chasseurs d’être vigilants.
Premier recensement
En début de semaine, alors qu’une grande réunion de coordination se tenait à Cuneo, côté Italien, sous l’égide du Groupe d’Etudes sur l’Ecopathologie de la Faune Sauvage de Montagne (GEEFSM), plusieurs équipes de chasseurs et d’employés du parc battaient le terrain autour du lac de Vens (St-Dalmas-le-Selvage) pour effectuer un premier recensement des bêtes malades.
C’est là, en effet, en Haute Tinée, rive gauche, que le premier cas a été observé par deux pêcheurs, le 5 août dernier. Depuis, cinq bêtes ont été retrouvées mortes et une vingtaine d’autres cas ont été signalés dans le secteur par des chasseurs et des promeneurs, qui en ont rencontré jusque sur la route de Saint-Etienne-de-Tinée. « Ces animaux réputés pour leur agilité et leur comportement farouche se laissent très facilement approcher. On peut alors distinguer leurs yeux gonflés, vitreux et suppurants » raconte Gilbert Clary, qui a pu prendre des photos d’un animal mourant.
Mardi dernier, les trois équipes qui ont battu le terrain autour du lac de Vens ont repéré 29 animaux malades (sur un total de 112 observés) et ont trouvé deux nouveaux cadavres. Ce qui permet de tabler sur une proportion de 26 % d’animaux malades dans la zone d’infection.
Coopération franco-italienne
Pour Dominique Gauthier, du laboratoire départemental d’analyses vétérinaires des Hautes-Alpes, il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’une épidémie de kerato-conjonctivite. Une maladie qui touche généralement les petits ruminants domestiques et se transmet à la faune sauvage (lire l’encadré). Plusieurs épizooties ont ainsi frappé les troupeaux de chamois et de bouquetins des Hautes Alpes depuis une dizaine d’années, avec un foyer d’infection signalé en 2002-2003 dans la région de Barcelonnette.
« Jusqu’à présent les chamois du Parc National du Mercantour avaient été épargnés, indique Benoît Lequette, chef du service étude et gestion de patrimoine du Parc, mais on s’attendait à ce que la maladie les atteigne un jour ou l’autre ». Sur le versant italien, en effet, de l’autre côté du col de l’Arche, l’épizootie a fait une trentaine de morts cet été et une bonne centaine de chamois seraient atteints dans la Haute Vallée de la Stura. D’où l’intérêt de la coopération transfrontalière engagée par le GEEFSM. « Nous échangeons constamment les résultats de nos observations et de nos analyses de façon à assurer le suivi épidémiologique » affirme Dominique Gauthier. Les données ainsi recueillies sont plutôt rassurantes : « L’expérience montre que l’impact sur les populations est bénin. La mortalité ne dépasse en général pas 30 % des animaux malades, quelle que soit la densité de population, la maladie n’est pas endémique chez les chamois et le troupeau se reconstitue facilement ». Pour l’y aider, des mesures de restriction de la chasse ont tout de même parfois été nécessaires.
Pas d’abattage systématique
Les Fédérations de chasse, premières prévenues, sont donc particulièrement vigilantes : « Pour l’heure, on en est au stade de l’information et de l’observation, indique Bernard Baudin, président de la Fédération départementale. Nous avons alerté les sociétés de chasse concernées et nous demandons aux chasseurs de signaler tout prélèvement d’animal infecté et toute observation de bêtes malades en dehors de la zone d’infection connue (Haute Tinée rive gauche). La consigne est de ne pas tirer systématiquement les animaux qui paraissent malades, car la grande majorité guérira. Nous verrons ensuite s’il y a lieu de modifier le plan de chasse qui prévoit 1 737 prélèvements cette saison ».Les employés du Parc, eux, demandent aux promeneurs de ne pas essayer d’approcher les bêtes malades, afin de ne pas les effrayer. Beaucoup de chamois malades meurent, en effet, des suites d’une chute, parce qu’ils y voient mal ou plus du tout.Une nouvelle battue d’observation sera organisée dans une quinzaine de jours pour évaluer la progression de l’épizootie.
Philippe dupuy
Nice Matin
Bon rétablissement les cham' !  _________________ Le mercantour vaut le détour !
pas plus qu'on ne peut conquérir le Mont Blanc en hélicoptére, on ne peut atteindre Dieu en édifiant la tour de Babel |
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